Twitter pris de vitesse par sa copie chinoise Xinlang Weibo

Créé en 2009, suite au blocage en Chine de Twitter, « Sina Weibo ne se compare ni à Twitter ni à Facebook, indique pourtant Mindy Sun, la directrice clientèle chez Sina présente à Paris pour China Connect. Nous nous définissons comme un fournisseur de services. » Un fournisseur de services adossé au groupe Sina, l’un des « pure players » les plus puissants de l’empire du Milieu, coté au Nasdaq, qui édite des portails d’actualités et des sites e-commerce et qui a réalisé l’an dernier 482,8 millions de dollars de chiffre d’affaires (+ 20 %).

Selon les études faites sur le marché chinois , Weibo est populaire en Chine parce que :

Il a été lancé un mois après Twitter, il a donc su adapter l’outil, et le rendre plus intuitif et plus complet, en proposant notamment aux utilisateurs de poster des images et des vidéos directement dans le Tweet. En plus, la plate-forme intègre un réducteur d’adresse URL automatique.

D’ailleurs, il existe une grande différence entre Weibo et Twitter. Weibo affiche directement sous chaque tweet les réponses des autres utilisateurs. Cela permet de lancer de véritables discussions suivies.

Deuxièmement, il est difficile à censurer. Un message posté par un internaute à ses contacts peut immédiatement être re-tweeté à des millions d’autres utilisateurs. La vitesse de diffusion des informations est étonnante, rendant impuissants les censeurs les plus dévoués.

Enfin, Weibo est un moyen d’expression citoyen, concernant la politique notamment.

Bien que Weibo soit difficile à censurer par le gouvernement chinois, les autorités ne semblent pas pour le moment envisager de l’interdire. Parce qu’il y a trop d’intérêts économiques, beaucoup d’entreprises de services l’utilisent comme un outil marketing.

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