Les informations gouvernementales en Chine

Il faut éviter que la « réglementation sur la transparence des informations gouvernementales » devienne un papier inutile

La dernière réunion annuelle sur la transparence des informations gouvernementales, tenue le 14 mai à Pékin, a dévoilé que 4 ans après la mise en œuvre de la « réglementation sur la transparence des informations gouvernementales », seulement 20% des informations sont rendue publiques, dont la plupart n’intéressent pas le peuple. A cause de raisons diverses, les masses n’arrivent pas à obtenir les informations qu’elles attendent vraiment. La transparence de l’information est décidée par les cadres, pas par la loi.

La transparence de l’information est une exigence de la modernisation politique pour le gouvernement, qui signifie que les actions du gouvernement doivent être contrôlées par le peuple. A cause de cette idée, qui va à l’encontre non seulement de la culture traditionnelle du monde politique chinois, mais aussi des intérêts des cadres dans l’actuel système, les fonctionnaires ont une forte envie d’éviter la transparence pour, d’une part, embellir les œuvres et se dérober à leur responsabilité, et d’autre part, se retirer du contrôle public et cacher la corruption et le manquement au devoir.

Les informations gouvernementales peu transparentes atteignent gravement la société. Le gouvernement risque de rater le meilleur moment pour résoudre les contradictions, d’accentuer artificiellement les conflits entre les cadres et le peuple, voire de mettre le pouvoir dans une situation dangereuse. Avec le grand développement informatique, il est facile d’obtenir des informations asymétriques. Si le gouvernement continue à dissimuler les informations, les masses populaires sont obligées de pencher vers des informations incomplètes, voire des rumeurs, la méfiance du peuple à l’égard des gouvernements à tous les échelons s’accroitra rapidement, l’état d’esprit de la société deviendra excessif et radical.

Quatre ans après sa promulgation, cette réglementation n’a pas du tout force de loi pour les gouvernements et les services concernés. La raison profonde en est que le droit du peuple est très faible. Le public n’a pas assez d’expédients, ni de capacité pour contrôler les cadres.

A l’issue des deux sessions annuelles de l’APN et de la CCPCC, on attend vivement le 18ème congrès national du PCC ainsi que les réformes sociale et politique. La transparence des affaires politiques et des informations sont indispensables pour la réforme, qui garantit la confiance et le soutien du peuple au parti au pouvoir. A l’ère de l’information, il faut briser l’ancien monopole de l’information, engager la réforme et vaincre les « règles secrètes » des milieux politiques par une mise en œuvre véritable de la « règlementation sur la transparence des informations gouvernementales »

 

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