Les anciens hommes politiques occidentaux en Chine

En profitant de leur influence et de leurs relations personnelles, après la retraite, de plus en plus d’anciens hommes politiques occidentaux viennent en Chine à la recherche de l’or. Certains prennent la Chine comme une station pour leurs affaires, d’autres même s’installent en Chine pour des exploitations à long terme. Ils sont devenus non seulement une composante de la diplomatie publique chinoise, mais aussi un lubrifiant indispensable pour le commerce extérieur chinois. Évidemment, cette grande contribution est aussi rentable.

En 2002, invité par une société immobilière privée, l’ancien président américain Bill Clinton a fait un discours de 30 minutes à Shenzhen pour une rémunération de 250 000 USD. C’était la première fois dans l’histoire diplomatique chinoise, mais le résultat fut remarquable. Ce modèle a ensuite été reproduit, les anciens hommes politiques occidentaux viennent fréquemment, y compris Tony Blaire, Gerhard Schröder, Jean-Pierre Raffarin, etc.

Outre les discours, la plupart des anciens hommes politiques occidentaux ont leurs propres boites de consultant et ont souvent des postes d’administrateur ou de conseiller dans plusieurs organisations d’investissement, pour jouer le rôle d’intermédiaire entre le marché chinois et les entreprises étrangères.

Par rapport aux anciens hommes politiques qui prennent la Chine comme un simple maillon de leurs chaines d’affaires, dont le modèle de gestion principal est de profiter des relations avec les hauts fonctionnaires chinois, les anciens ambassadeurs étrangers en Chine préfèrent s’installer en Chine pour des exploitations approfondies, parce qu’ils connaissent bien la politique, l’économie et la culture chinoises.

Selon le Monde, beaucoup d’anciens hommes politiques allemands ne veulent pas parler de leurs « affaires » en Chine, parce que certaines affaires avec la Chine sont relativement sensibles et risquent de provoquer des problèmes juridiques, comme la technologie sur la protection de l’environnement. Mais du fait des intérêts croissants des entreprises allemandes dans le marché chinois, les anciens hommes politiques allemands visitent la Chine plus fréquemment.

 

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